24/08/2009

La Grand Place de Bruxelles alchimique - 2ième partie

Comme expliqué dans mon premier article le chiffre sept est récurrent dans l'histoire de Bruxelles. Mais cela ne suffit pas à prouver que la Grand-Place soit un grimoire alchimique à ciel ouvert. Il faudrait que la construction des édifices ait été gérée par un groupe d'initiés veillant à la mise en place de la symbolique alchimique sur les diverses façades. Jean van Win, dans son livre " Bruxelles maçonnique" prétend que c'était impossible, vu le nombre d'intervenants sur les différents chantiers.

C'est vrai que la Grand-Place d'aujourd'hui est le résultat de nombreux travaux qui s'échelonnent sur différentes époques. La plaque commémorative qui se trouve sous les arcades de la maison de l'étoile en témoigne:

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Il existe cependant dans l'histoire de la Grand-Place un moment privilégié où il aurait été possible de concevoir un plan d'ensemble puisqu'en 1695 le maréchal de Villeroy ( le plus stupide des officiers de l'armée de Louis XIV ) bombarda le centre de la ville. Comme la plupart des maisons de la Grand-Place étaient construites en bois, un énorme incendie acheva d'anéantir le lieu.

Gplace_1695

 


 

Pour des infos complètes sur l'histoire du bombardement de Bruxelles, voir l'article de wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bombardement_de_Bruxelles_de...

Malgré l'ampleur de la catastrophe, la Grand-Place fut reconstruite en moins de cinq ans, encore plus belle qu'avant. C'était un véritable exploit nécessairement géré par un maître d'oeuvre hors pair. Il semblerait d'après Saint-Hilaire que l'architecte principal fut Guillaume Debruyn:

"On peut considérer Guillaume Debruyn (1649-1719) comme l'auteur de la Grand-Place, et plus spécialement de son décor symbolique."

A suivre... troisième partie

 

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19/08/2009

bruxella septenaria

22:55 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/08/2009

La Grand Place de Bruxelles alchimique- première partie

Paul de Saint-Hilaire dans son ouvrage " Bruxelles mille ans de mystères" affirme que  la Grand Place révèle par divers symboles les opérations permettant de découvrir la pierre philosophale.

Pour rappel la voie sèche ou courte qui est illustrée sur la Grand Place comprend sept étapes, sept étant semble-t-il le chiffre récurrent en alchimie.

Newton qui était obsédé par le grand oeuvre ne voyait-il pas sept couleurs dans la composition de la lumière solaire ?. ( Voir le documentaire de la BBC sur le sujet: Newton the dark heretic.)

Il semble d'ailleurs que Bruxelles ait des affinités avec le chiffre sept.

En 1306 une charte reconnaît sept familles souches bruxelloises. Il fallait en faire partie pour briguer un des sept mandats d'échevin de la ville. En 1646 Erycius Puteanus représente ces lignages par cette gravure ( extrait de Bruxella Septenaria )

 


Pour info site des descendants http://www.lignagesdebruxelles.be/

Saint-Hilaire voit dans la gravure de Puteanus la rose aux sept pétales des alchimistes. Chaque pétale symbolise un métal, une planète et un archange.

La première enceinte de Bruxelles comptait sept portes. Chaque famille souche possédait une des clefs.

1- La porte noire ou de Malines

2- La porte Sainte Catherine

3- La porte Saint Jacques ou d'Overmolen

4- Steenpoort

5- La porte de Coudenbergh

6- La porte Sainte Gudule ou Treurenberg

7- La porte aux herbes potagères ou Warmoesbroek

Chaque porte conduit vers la Grand-Place où trône l'archange St Michel équivalent au mercure chez les alchimistes.

En tout cas, le chiffre sept est bien présent dans l'environnement de la Grand Place:

Sept rues aboutissent sur le lieu ( rue des chapeliers, rue de l'étoile, rue de la tête d'or, rue au beurre, rue chair et pain, rue des harengs et rue de la colline ).

Trois blocs d'édifices sont divisés en sept maisons:

Le bloc compris entre la rue de la colline et la rue des harengs:

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Le bloc compris entre la rue au beurre et la rue de la tête d'or:

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Et le bloc entre la rue au beurre et la rue chair et pain:

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L' édifice des ducs de Brabant ( entre la rue de la colline et la rue des chapeliers ) comprends 9 maisons. Toutefois Saint-Hilaire affirme que les deux dernières maisons à droite font partie de l'étape correspondant au bloc des cinq maisons entre la rue des chapeliers et la rue de l'étoile. 

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P1000794

 


 

 A suivre...deuxième partie

 

22:54 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : bruxelles, grand-place, alchimie |  Facebook |

05/08/2009

La légende de Notre Dame du Sablon - troisième partie

L'enquête continue sur cette légende.

Comme relaté précédemment, la procession de la Vierge est à la base du célèbre Ommegang. Un détail assez troublant m'est apparu en consultant les différents sites qui présentent des photos sur le sujet. Cette photo en particulier:

Vierge du Sablon

 


 

C'est une Vierge noire qui est portée en procession dans les rues de Bruxelles. Je croyais que c'était celle-ci  photographiée dernièrement dans l'église du Sablon:

ndv

 


 

D'accord, elle est aussi assez basanée, mais pas noire.

Et qui dit Vierge noire dit allusion aux anciens cultes polythéistes:

"C’est à partir des années 1950, avec l’avancée des études en matière de religions comparées, que des chercheurs ont envisagé que leur teinte sombre ait été voulue dès l’origine. Des rapprochements ont été faits avec les déesses des anciens cultes polythéistes d'Europe occidentale que la romanisation, suivie de la christianisation, avaient fait disparaître, en particulier les déesses-mères, confortés par la présence de sanctuaires dédiés à la mère de Dieu sur les lieux d’anciens cultes païens (Cybèle, Diane etc..). Benko et Chiavola Birnbaum ont remarqué la ressemblance entre la Vierge à l’enfant et les représentations d’Isis portant Horus datant de l’Égypte ptolémaïque. Des psychologues comme Gustafson et Begg, s’appuyant sur C. Jung, pensent y avoir reconnu un archétype maternel, ou bien un aspect chtonien et psychopompe. Laissant de côté la question des origines premières de la couleur, Monique Scheer a mis en évidence les différents symbolismes liés à la Vierge noire selon les lieux et les époques."

Voir article complet sur wikipedia:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vierge_noire

Voici une statuette d'Isis que j'ai photographiée au musée d'art et d'histoire du cinquantenaire:

isis

 


 

Dans la même salle du musée, il y a un exemplaire du livre des morts. C'est un livre sacré qui décrit les différentes épreuves que doit subir le défunt dans l'au-delà avant la pesée du coeur. Une image m'a troublé:

barque-horus

 


 

Je ne suis pas un spécialiste de la mythologie égyptienne, mais je suis presque sûr que le personnage du milieu est Horus fils d'Isis et d'Osiris ( tête de faucon, croix égyptienne dans la main gauche, sceptre caractéristique dans la main droite ). Le personnage de gauche représente sans doute le défunt. Quant-aux trois jumeaux qui tiennent la barre ?

Hé oui encore une histoire de barque...

On peut même se demander si Béatrice ( prénom de la dame qui ramena la statue de la Vierge à l'église du Sablon ) n'a pas un rapport avec sainte Béatrice dont l'histoire fait immanquablement penser à l'épopée d'Isis pour récupérer les morceaux d'Osiris. En effet Béatrice voulut récupérer les restes de ses frères Simplice et Faustin qui avaient été décapités et jetés dans le Tibre à l'époque de l'empereur romain Dioclétien. Cet empereur pouchassait tous les chrétiens et condamna Béatrice pour avoir donné une sépulture décente à ses frères.

Isis fit de même avec son frère Osiris qui avait été découpé en morceaux par son autre frère Seth.

23:16 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ommegang, vierge noire |  Facebook |

02/08/2009

La légende de Notre Dame du Sablon - deuxième partie

En visitant le musée d'art et d'histoire, j'ai retrouvé une tapisserie qui illustre la légende de la vierge à la barque ( pour l'histoire voir première partie dans un article précédent ).

C'est en 1516 que François de Tour et Tassis commanda 4 tapisseries sur le thême de la légende. Les cartons furent réalisés par Bernard Van Orley.

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Comme c'était l'usage à l'époque, le commanditaire en profita pour se mettre en scène dans les trois épisodes de l'histoire. On le voit agenouillé et tendant un message à chaque fois au personnage le plus important du volet. ( cliquer sur l'image pour une vue détaillée )

Il est vrai que la famille de Tour et Tassis était l'une des plus puissances de Bruxelles. Elle tenait sa fortune de l'exploitation de la première poste internationnale.

Le volet de gauche illustre l'arrivée de Béatrice Soetkens portant le précieux objet dérobé dans une église d'Anvers. Elle est accueillie par le duc de Brabant ( probablement Jean III ) et les plus grands notables de la ville. Remarquez qu'il porte le collier de l'ordre de la toison d'or.

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Au centre une procession conduit la Vierge vers l'église du Sablon. Cet évènement est à l'origine de l'Ommegang qui commença en 1359.

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Le volet de droite montre l'intérieur de l'église ainsi que l'autel dédié à la Vierge. La gente dame au premier plan est peut-être Jeanne de Brabant fille de Jean III.

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21/07/2009

Notre Dame du sablon - les vitraux

 

Les vitraux de l'église du Sablon sont de toute beauté. Ils furent détruits une première fois lors d'une tempête de grêle le 25 mai 1513. Puis une nouvelle fois le 12 août 1763. On attribue quelques vitraux actuels à un vitrailleur brugeois: Samuel Coune. Les oeuvres furent réalisées vers 1861. Mais d'autres datent de plus tard comme un vitrail consacré à la guerre de 1914 et attribué à Ganton-Dufouin en 1920.

A admirer en cliquant sur les imagettes ci dessous:

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17/07/2009

Notre Dame du Sablon - Le calice aux serpents

Dans mon article précédent, je me demandais si le personnage de droite représentait bien St Jean.

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En zoomant sur le calice, je fus tout à fait surpris de voir des serpents:

 

 

jean02


Heureusement google me fut d'un grand secours. J'ai pu retrouver l'histoire qui justifie une telle symbolique et qui me confirme qu'il s'agit bien de St Jean.

D'après la bible ( nouveau testament Jean v100 ), Jean aurait réussi à convertir les adorateurs de Diane en faisant s'écrouler leur temple par la prière. Le grand prêtre voulut que Jean subisse une dernière épreuve pour être tout à fait convaincu que sa religion était inférieure à la celle de Jean.

Il obligea l'apotre à boire un calice rempli de poison mortel. S'il s'en sortait indemne, Diane n'aurait plus qu'à s'inscrire au bureau de chômage.

Les serpents symbolisent donc le poison mortel.

Cette histoire me fait un peu penser à celle de Socrate...

Au fait, vous avez remarqué la main droite de Jean qui semble indiquer une direction. Suivez la et surprise... une inscription derrière le saint.

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On devine un triangle et la représentation symbolique du féminin !!!!

 

Il existe aussi une autre statue au serpent qui loge non loin de la première:

eve


Serait-ce Eve protégeant en son sein le serpent tentateur ?

 

21:48 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : st jean, symbole, serpents, sablon |  Facebook |