11/04/2015

Bande annonce sur la Grand-Place alchimique de Bruxelles

16:27 Écrit par jb dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alchimie, bruxelles, grand-place |  Facebook |

10/11/2011

Patrick Burensteinas, un alchimiste moderne

Allez voir sur ce site.

Ces entretiens vous apprendront beaucoup sur l'alchimie:

http://rim951.fr/?s=burensteinas

12:03 Écrit par jb dans histoire | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

23/05/2011

Suite de la deuxième opération

La maison suivante est appelée la maison de l'ange ou maison de l'olivier.

ange01.jpg

 

Au premier étage deux masques qui représentent un homme et une femme. C'est à l'évidence une nouvelle illustration des principes mâle et femelle, c'est à dire le soufre et le mercure.

 

alchimie ange grand_place bruxelles

 

 

alchimie ange grand_place bruxelles

 

Entre les deux masques il y avait une enseigne qui a disparu. Elle représentait un ange tenant dans une main un rameau d'olivier et dans l'autre une balance. Cet ange pourrait être St Michel qu'on retrouve ailleurs.

Sans doute que les alchimistes voulaient encore une fois signifier qu'il s'agissait d'unir le soufre et le mercure en volatilisant les matières par un feu spécial puisqu'on retrouve Sainte Barbe dans la maison suivante:

La maison des tailleurs, fusion de deux maisons : la chaloupe d'or et  la taupe

alchimie ange grand_place bruxelles

 

 Cette maison appartenait effectivement à la corporation des tailleurs d'habits. Ste Barbe est exposée dans une niche circulaire qui symbolise le feu dit de Roue, feu continu et vif capable de volatiliser la matière.

Le faîte de cette maison est surmonté d'une statue de St Boniface, patron des tailleurs et des brasseurs.

 

alchimie ange grand_place bruxelles

 

 Son écu représente bien une paire de ciseaux. Il pointe le bras droit vers l'hotel de ville.

Ce qui est bizarre c'est qu'en principe ses statues le représentent en habit d'évêque. Ce qui n'est pas le cas ici.

Il était évêque de deux villes allemandes: Mayence dont le blason représente - devinez quoi- deux roues  et Erfurt dont le blason représente également une roue.

C'est dans cette ville que Basile Valentin, célèbre alchimiste fit ses études. Faust enseignait dans cette université.

 

Sous la statue, un écu représentant un chêne et un texte des plus énigmatiques:

alchimie ange grand_place bruxelles

 

 Le chêne est un symbole alchimique qu'on rencontre souvent dans les grimoires.

   

 

 

12/01/2010

La deuxième opération

La deuxième opération est illustrée sur les façades des maisons situées entre la rue de la colline et la rue des harengs.

maisons_2ieme_operation


Elle commence par la maison de droite: la maison du cerf volant.

cerfvolant


 

 

 

L'enseigne au dessus de la porte représente bien un cerf:

cerf_enseigne


Mais ce n'est pas l'enseigne originale. Celle-ci se trouve rue de la colline. C'est un bas-relief incrusté dans le mur:

cerf_volant_colline


 

 

 

Un cerf est poursuivi par un chien. Ses pattes ne reposent pas sur le sol. Il a l'air de voler. Ce détail est important car le cerf volant symbolise le mercure des alchimistes ( cervus  fugitivus ) ou le principe femelle de l'oeuvre.

A noter que le cerf volant était l'emblème de Charles VI. Ce roi de France était alchimiste et a écrit un traité: voir extrait par le lien.

Aux numéros 21 et 22, voici les maisons de Joseph et Anne:

anna_joseph


Elles symbolisent l'union du principe mâle et du principe femelle, c'est à dire l'union du soufre et du mercure.

 

A suivre...

 

 

19:31 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, grand-place, alchimie |  Facebook |

01/01/2010

Rubedo - roman alchimique

Parallèlement au présent blog et en me basant sur mes découvertes, j'ai entrepris d'écrire un roman. C'est un roman en ligne dont l'adresse est la suivante:

http://rubedo.skynetblogs.be/

Il évoluera en fonction de mon inspiration et éventuellement de vos remarques

Bonne lecture

18:43 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruxelles, roman, alchimie |  Facebook |

21/12/2009

L'élixir de vie et le Duc d'Albe

L'alchimiste qui découvre la pierre philosophale peut en principe transmuter un vil métal en or. Mais à quoi bon la fortune si on n'a pas la santé ?

Heureusement la poudre philosophale permet de fabriquer un élixir de longue vie.

En voici la recette, retrouvée dans "le dictionnaire infernal" de 1825.

 

 

 

"ÉLIXIR DE VIE. — L'élixir de vie n'est autre chose, selon Trévisan , que la réduction de la pierre philosophale en eau mercurielle ; on l'appelle aussi or potable. Il guérit toutes sortes de maladies et prolonge la vie bien au delà des bornes ordinaires. L'élixir parfait ou rouge change le cuivre, le plomb, le fer et tous les métaux en or plus pur que celui des mines. L'élixir parfait au blanc, qu'on appelle encore huile de talc , change tous les métaux en argent trèsfin.

Voici la recette d'un autre élixir de vie. Pour faire cet élixir, prenez huit livres de suc mercuriel, deux livres de suc de bourrache, tiges et feuilles, douze livres de miel de Narbonne ou autre, le meilleur du pays ; mettez le tout à bouillir ensemble un bouillon pourl'écumer, passez-le par la chausse à Hyppocras, et clarifiez-le. Mettez à part infuser, pendant vingtquatre heures, quatre onces de racines de gentiane coupée par tranche, dans trois chopines de vin blanc , sur des cendres chaudes, agitant de temps en temps ; vous passerez ce vin dans un linge sans l'exprimer ; mettez cette collature dans lesdits sucs avec le miel, faisant bouillir doucement le tout, et cuire en consistance de sirop ; vous le mettrez rafraîchir dans une terrine vernissée , ensuite le déposerez dans des bouteilles que vous conserverez en un lieu tempéré , pour vous en servir, en en prenant tous les matins une cuillerée. Ce sirpp prolonge la vie, rétablit la santé contre toutes sortes de maladies, même la goutte, dissipe la chaleur des entrailles ; et quand il ne resterait dans le corps qu'un petit morceau de poumon , et que le reste serait gâté, il maintiendrait le bon et rétablirait le mauvais ; il guérit les douleurs d'estomac , la sciatique, les vertiges . la migraine , et généralement les douleurs internes. Ce secret a été donné par un pauvre paysan de Calabre à celui qui fut nommé par Charles V, pour général de cette belle armée navale qu'il envoya en Barbarie. Le bonhomme était âgé de cent trente-deux ans, à ce qu'il assura à ce général, lequel était allé loger chez lui ; et le voyant d'un si grand âge, il s'informa de sa manière de vivre, et de plusieurs de ses voisins, qui étaient presque tous âgés comme lui , et même aussi sains et gaillards que s'ils n'avaient eu que trente ans, quoique d'ailleurs ils avancèrent qu'ils avaient mené une vie assez libertine."

Mais qui était le général espagnol dont il est fait mention dans la recette?

Selon Paul de Saint Hilaire, il s'agissait du Duc d'Albe, tristement célèbre à Bruxelles puisqu'il réprima la révolte des gueux et ordonna l'exécution  des comtes d'Egmont et de Hornes en 1568.

ducalbe

 


 

Cette thèse est vraisemblable car le Duc d' Albe était général sous Charles Quint et était à la tête d'une armée de 8000 hommes lors de la bataille de Tunis en 1535. ( référence site ). En 1555, il devint commandant en chef des armées espagnoles en Italie. Est-ce à cette époque, qu'il reçut la recette du sirop  en Calabre ?

Savait-il que la voie sèche était illustrée sur la Grand-Place et qu'en interrogeant l'un ou l'autre alchimiste bruxellois, il pourrait obtenir l'ingrédient indispensable pour son élixir: le suc mercuriel ?

C'est évidemment de l'histoire fiction. Quoique...

J'aimerais pourtant signaler  que le comte de Hornes était alchimiste.

Philipe_de_Montmorency

 


 

Philippe de Montmorency, comte de Hornes avait un ancêtre célèbre, compagnon de Jeanne d'Arc: Gilles de Montmorency dit Gilles de Ray. Cet ancêtre s'était essayé à l'alchimie pour résoudre ses problèmes d'argent mais avait raté le Grand-Oeuvre. Par dépit il s'était jeté dans la magie. Cette pratique le mena à être exécuté en 1440 pour sodomie, sorcellerie et assassinats. 

Gilles_de_Rais

 


 

 

 

20/12/2009

Van Helmont - un alchimiste bruxellois

 

"Les philosophes hermétiques ont toujours cité avec une grande confiance, à l'appui de la vérité du fait général des transmutations, le témoignage de Van Helmont. Il était difficile, en effet, de trouver une autorité plus imposante et plus digne de foi que celle de l'illustre médecin-chimiste dont la juste renommée comme savant n'avait d'égale que sa réputation d'honnête homme. Les circonstances mêmes dans lesquelles la transmutation fut opérée avaient de quoi étonner les esprits, et l'on comprend que Van Helmont lui-même ait été conduit à proclamer la vérité des principes de l'alchimie, d'après l'opération singulière qu'il lui fut donné d'accomplir. Voici d'ailleurs le fait tel que Van Helmont le rapporte dans un de ses ouvrages.

En 1618, dans son laboratoire de Vilvorde, près de Bruxelles, Van Helmont reçut, d'une main inconnue, un quart de grain de pierre philosophale. Elle venait d'un adepte qui, parvenu à la découverte du secret, désirait convaincre de sa réalité le savant illustre dont les travaux honoraient son pays. Van Helmont exécuta lui-même l'expérience, seul dans son laboratoire. Avec le quart de grain de poudre qu'il avait reçu de l'inconnu, il transforma en or huit onces de mercure.

On ne peut mettre en doute aujourd'hui que, grâce à une supercherie adroite, grâce à quelque intelligence secrète avec les gens de la maison, l'adepte inconnu n'eût réussi à faire mêler, par avance, de l'or dans le mercure ou dans le creuset dont Van Helmont fit usage. Mais il faut convenir que cet événement, tel qu'il dut être raconté par l'auteur de l'expérience, était un argument presque sans réplique à invoquer en faveur de l'existence de la pierre philosophale. Van Helmont, le chimiste le plus habile de son temps, était difficile à tromper; il était lui-même incapable d'imposture, et il n'avait aucun intérêt à mentir, puisqu'il ne tira jamais le moindre parti de cette observation. Enfin, l'expérience ayant eu lieu hors de la présence de l'alchimiste, il était difficile de soupçonner une fraude. Van Helmont fut si bien trompé à ce sujet, qu'il devint, à dater de ce jour, partisan avoué de l'alchimie.

Il donna, en l'honneur de cette aventure, le nom de Mercurius à son fils nouveau-né. Ce Mercurius Van Helmont ne démentit pas, d'ailleurs, son baptême alchimique : il convertit Leibnitz à cette opinion ; pendant toute sa vie il chercha la pierre philosophale, et mourut sans l'avoir trouvée, il est vrai, mais en fervent apôtre."

Ce texte est extrait d'un essai historique de Louis Figuier datant de 1860. Le livre entier est consultable via le lien: google livres.

Il n'est pas inutile de rappeler que Jean-Baptiste Van Helmont né à Bruxelles en 1577 révéla scientifiquement l'existence des gaz dont le gaz carbonique. Certains le considèrent comme le Léonard de Vinci " belge ". CF biographie

 

 

19:55 Écrit par jb dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bruxelles, alchimie, van helmont |  Facebook |